photo Tallet à mettre dans notre histoi

  

Notre Histoire débute à la naissance d’Eugène Liautaud dans un petit village du sud de la France, à Mouriès, aux balbutiements de la IIIe République, en 1870.

C’est à la fin de l’adolescence qu’Eugène - surnommé Tallet, en raison de sa petite taille - commença a prendre goût pour le bricolage. Très vite, il arriva à pouvoir tout réparer et à se faire une petite notoriété dans le patelin.

C’est en voyant sa mère peiner à frotter le cube de savon de Marseille sur le linge, que le jeune homme débrouillard eut l’idée de bricoler une râpe à savon (de Marseille) mécanique, à partir d’une vieille râpe à fromage.

Le savon de Marseille broyé obtenu est une petite révolution pour l’époque : plus pratique que le cube et mieux que les copeaux grossiers de savon!

Au début, il réalisa son procédé a des fins personnelles afin d’améliorer et faciliter le lavage (trempage, décrassage, lessivage, blanchissage)!

Lorsque les lavandières du villages qui se retrouvaient au lavoir eurent vent de ce procédé conçu par « Tallet », elles lui en demandèrent les une après les autres.

A la vue du succès que son procédé remportait, il décida d’en faire, vers 1900, son activité : la « lessive Tallet » était née!

Pour le savon, il décida d’utiliser le même savon que sa mère utilisait depuis des décennies : le savon « le fer à cheval ». Il allait le chercher lui même à la savonnerie à Marseille.

Au fil des années, il développa « sa » lessive avec une philosophie qui le caractérisait bien : simple, efficace et du Terroir! En effet, il l’améliora en ajoutant au savon qu’il broyait des cristaux de soude que les ménagères avaient déjà l’habitude de répandre au fond de leurs lessiveuses avec des morceaux de savon. L’avantage de la « lessive Tallet » était, tout en un seul produit : les cristaux de soude et le savon qui, en copeaux fin de quelques millimètres, se dissolvait mieux et plus vite que tous les autres produits de l’époque.

« Sa » lessive fonctionnait même avec les premières machines a laver dans les années 20 et 30!

Il vendait son produit aux ménagères de Mouriès et des villages alentours (Maussane, Paradou, Aureille).

A partir de 1940, âgé 70 ans, il ralenti la cadence, et ne produisit la « lessive Tallet » plus que pour ses clientes fidèles et aisées.

Après la seconde guerre mondiale, et l’avènement progressif des lessives industrielles et des 1ères machines à laver électriques, personne dans la famille ne voulut reprendre le flambeau et perpétuer le savoir faire familial.

Eugène « Tallet » Liautaud mourut en 1961 à l’âge de 91 ans. Pratiquement tous ses effets personnels (y compris les archives, mis à part quelques clichés) ont disparus avec le temps. Ces fameuses photos avaient été gardé par sa fille Joséphine Liautaud. Mais, au fil des décès (celui de sa fille en 1974 et de son petit-fils en 1994), nombres de ses photos ont été malheureusement perdu.

Ça n’est qu’un demi siècle plus tard après sa mort, en 2011, que nous, ses arrières arrières petit-fils, bercés toutes notre enfance avec les histoires de cet aïeul, décidâmes enfin de reprendre le savoir-faire familial.

Nous réutilisons, le même savonnier « le fer à cheval », la même formulation (remis au goût du jour mais toujours totalement naturelle et authentique), le même procédé de fabrication artisanal et la même philosophie que notre arrière arrière grand-père : simple, efficace et du terroir!

Seul change l’atelier de fabrication qui d’antan se trouvait à Mouriès au milieu de la garrigue et qui maintenant se trouve à Raphèle-Les-Arles au milieu des champs de foins!

 

 


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